Faut-il travailler dur pour réussir?

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De nombreuses personnes qui sur le papier et selon les critères de nos sociétés ont “tout bon”, cochent toutes les cases, remplissent tous les critères de réussite (poste à haute responsabilité ou poste que de nombreuses personnes envies, avec des familles “parfaites”, des moyens suffisants voir plus que suffisants, de belles maisons/appartement, une jolie garde-robe…) mais qui paradoxalement ressentent une forme de vide / manque.

Toutes ces choses fausses que l’on se raconte.

Que ce soit des salariés, des entrepreneurs, des freelances (même sans patron au-dessus de notre tête, nous sommes très fort pour nous auto sanctionner), voir même des personnes dans les ONG, la santé, qui travaillent dur, qui ne savent pas s’arrêter, ont du mal à déléguer, aime le travail bien fait, et sont sujets à une forme d’hyperactivité.Pour ces personnes (peut-être vous reconnaitrez-vous ?): Le repos, le temps pour soi n’a pas sa place, et quand repos ou lâcher prise il y a, alors apparaît une forme de culpabilité.

Ces personnes ont souvent mis de côté une partie d’elles même pour avancer, pour « réussir », quitte à parfois foncer tête baissée vers l’épuisement, la dépression, voir le burn-out.

Ce sont aussi souvent des personnes qui dans le but d’aller mieux « consomment » parfois du développement personnel pour être à tout prix « alignés », pour espérer retrouver du sens.

Il faut travailler dur pour reussir! "

Mais à quel prix ?

Essayons de décortiquer ensemble et de voir pourquoi vous faites cela, comment ça se manifeste et jusqu'où cela peut vous mener.

Faut-il vraiment s’épuiser, s’oublier pour réussir ?

le lourd tribut à payer pour vous et votre entourage

« Il faut travailler dur pour réussir », qui n’a jamais prononcé ces mots ou entendu cette phrase ?

Il faut travailler dur pour avoir de bonnes notes à l’école, travailler dur pour décrocher le boulot de nos rêves.

Bref tout est associé à la souffrance…trimer, bûcher, travailler comme un forçat, d’arrache-pied, besogner. Quand on entend le vocabulaire autour du travail dur ça ne sonne pas comme une partie de plaisir !

Avez-vous déjà:

Déjeuné en quelques minutes devant votre ordinateur ? ou même sauté un repas pour passer plus de temps au travail?

Retardé le moment d’aller aux toilettes jusqu'à la limite de l’acceptable ?

Décalé votre heure de coucher pour finir une présentation ?

Loupé un événement important de votre vie familiale pour votre travail?

Attendu avec impatience le moment d'être rentré chez vous pour siroter un verre pour « décompresser » ? terminé toutes les sucreries de votre placard pour dé-stresser?

Pensé qu'à votre le week-end et au moment où vous allez pouvoir enfin dormir?

Et la liste est bien entendu non exhaustive…

Imaginez les petits stress répétitifs et la maltraitance faites à votre corps, donc vous même? qui font le nid de ce que l’on appelle inflammation de bas grade, qui lui-même est le siège de multiples pathologies chroniques ou aiguës (burn-out, dépression, cancers, diabète, malnutrition, insomnie, pathologie cardio-vasculaire, maladies auto-immunes…).

Votre organisme souffre de stress chronique, de malnutrition, de manque de sommeil…

Sans parler des conséquences après pour votre entourage : vous êtes désagréable car vous avez mal dormi, vous êtes stressé, vous avez des émotions en dents de scie, .

Le but n’est pas de vous faire peur, mais de faire prendre conscience , apprendre à connaître votre corps et votre fonctionnement afin d'éviter que vous n’ayez à subir les conséquences sous forme de maladie ou inflammation chronique….

C’est quoi RÉUSSIR…pour vous?

De nombreuses personnes qui sur le papier et selon les critères de nos sociétés ont “tout bon”, cochent toutes les cases, remplissent tous les critères de réussite (poste à haute responsabilité ou poste que de nombreuses personnes envies, avec des familles “parfaites”, des moyens suffisants voir plus que suffisants, de belles maisons/appartement, une jolie garde-robe…) mais qui paradoxalement ressentent une forme de vide / manque.

Ce sont souvent des salariés, mais aussi des entrepreneurs, des freelances (même sans patron au-dessus de notre tête, nous sommes très fort pour nous auto sanctionner), voir même des personnes dans les ONG, la santé, qui travaillent dur, qui ne savent pas s’arrêter, ont du mal à déléguer, aime le travail bien fait, et sont sujets à une forme d’hyperactivité.

Pour ces personnes (peut-être vous reconnaitrez-vous ?): Le repos, le temps pour soi n’a pas sa place, et quand repos ou lâcher prise il y a, alors apparaît une forme de culpabilité.

Ce sont souvent des personnes qui ont certainement mis de côté une partie d’elles même pour avancer, pour « réussir », quitte à parfois foncer tête baissée vers l’épuisement, la dépression, voir le burn-out.

Ce sont aussi souvent des personnes qui dans le but d’aller mieux « consomment » parfois du développement personnel pour être à tout prix « alignés », pour espérer retrouver du sens.

Mais à quel prix ?

Essayons de décortiquer ensemble et de voir pourquoi vous faites cela, comment ça se manifeste et jusqu'où cela peut vous mener.

Faut-il vraiment s’épuiser, s’oublier pour réussir ?

L’heure du bilan : Qui suis-je?

Faisons un petit bilan de votre situation et prenez un temps pour vous poser des questions, pour réfléchir à votre situation et aux raisons qui vous poussent à agir ainsi.

Ce n’est pas un mal de vouloir correspondre à des critères que la société nous impose, cela peut nous donner un cadre, nous aider à nous développer, à entreprendre des choses.

Mais qui êtes-vous vraiment quand vous ne faites rien?

Qu'est-ce que vous ne voulez plus dans votre vie ?

Qu'est-ce que vous voulez garder dans votre situation actuelle ?

Faites-vous les choses uniquement par plaisir ? ou parce que vous n’arrivez pas à dire NON ? ou parce que vous ne voulez pas décevoir ? ou que vous avez peur des conséquences de votre ralentissement.

Avez-vous peur du vide, du silence ?

Quelle est votre vision de la vie ? Qu’est-ce qui vous nourrit ?

Comment se dégager du temps

Il y a des avantages à être en mode « toujours en action », c’est que l’on n’a pas vraiment le temps de réfléchir, de se poser, de voir ce qui est bon pour nous, ou ce qui ne l’ai pas.

On se retrouve un peu la tête dans le guidon.

Que recherchez-vous en ne vous arrêtant pas ? De la reconnaissance ? Prouver quelque chose ? Masquer quelque chose ?

De quoi avez-vous peur si vous ralentissez ? Qu’est-ce que décélérer pourrait provoquer dans votre travail, votre vie personnelle ?

Qui êtes-vous quand vous ne faites rien ?

Prendre du temps : Pourquoi ?

Il y a certes de nombreux outils pour se dégager du temps et apprendre à s’organiser…que ce soit les différents types d’agenda, La Matrice d’Eisenhower.

Je suis certaine que vous avez déjà testé de nombreux outils qui peuvent être très utiles pour mettre les choses à plat. Et une prise de recul avec des outils performants peut avoir beaucoup de bénéfices.

Le souci c’est que cela ne pose pas la question de la cause profonde, mais cela traite juste le syndrome.

C’est comme j’aime appeler en médecine de la « bobologie ». Soit le fait de mettre un pansement sur une plaie pour arrêter le saignement, sans prendre le temps d’observer la cause du saignement.

Il existe de nombreux outils, a vous de choisir celui qui vous convient, mais surtout à vous d’essayer de vous interroger sur le « pourquoi » plutôt que le « comment ».

Jusqu’où vas-tu aller dans ton hyperactivité/non repos ?

Après quoi courez-vous ? Ou voulez-vous aller ?

Qu’attendez-vous pour lever le pied ? Qu’attendez-vous pour prendre soin de vous ?

Qu’attendez-vous pour écouter les signaux de votre corps ?

Malheureusement de nombreuses personnes ont besoin d’un déclic…et souvent cette prise de conscience arrive par le corps.

On n’arrive plus à avoir un sommeil réparateur, on a envie de pleurer trop souvent, on développe une maladie invalidante ou des douleurs chroniques, on frôle le burn-out et un jour on n’arrive plus à se lever de son lit… les exemples sont nombreux !

Notre corps nous rappelle souvent à l’ordre avant notre mental.

Souvent ce sont des petits signes du corps, que l’on a dénigré et qui sont devenus plus omniprésents et dérangeants.

Suggestion d'expérimentation

Alors attention, nous ne faisons pas l’apologie de la procrastination permanente (même si elle a des côtés positifs). Mais un peu de modération ne fait de mal à personne.

Ralentir vous permettra même d’être plus à l’écoute de ce qui est important pour vous.

Ralentir permet un meilleur repos, un meilleur sommeil, une meilleure activité mentale. Tous les sportifs de haut niveau s'octroient des temps de repos, essentiels à leur réussite sportive.

Nous vous invitons à expérimenter de ne rien faire… On peut commencer par 5, voire 10 min.

“Ne rien faire”, ce n’est pas regarder une série sur Netflix, lire un livre, écouter un podcast ou cuisiner…non ne rien faire c’est vraiment laisser son cerveau aller où bon lui semble, vagabonder, avachi sur un canapé ou dans son lit, sans but précis.

Puis interrogez vous sur les émotions que vous procure cette expérience.

Quelle émotion surgit quand vous ne faites rien? De la culpabilité? de l’agacement? de l’impatience? autre chose?

Quelles sont vos resistances?

photo mai khanh et laurence

A propos

Nous sommes Mai Khanh et Laurence, accompagnatrices, coach passionnées par l'humain.

Nos expériences au sein de structures de santé et entreprises, nos expériences d'expatriation et nos cheminements personnels nous ont amenées à nous former puis accompagner les individus et organisations dans leur chemin d'évolution.

Apprendre à s'accepter, se découvrir dans la curiosité et la joie d'être soi est pour nous un processus qui permet de créer de nouvelles possibilités.

instagram parfaitementimparfait_e

"Le moteur de la souffrance est le manque d'amour et il n'y a pas de plus grand manque d'amour que : Ce que je suis ne convient pas.

Ne peux-tu te prendre tel que tu es ?"

Franck LOPVET

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